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Le jeu pathologique

Dans un traité sur le jeu pathologique publié en 1561, Juste Pâquier, médecin d’origine belge associe la dépendance au jeu à une maladie, et décrit le joueur pathologique comme un prodigue qui, dans ses représentations, croit pouvoir contrôler le hasard. Initialement considéré comme un trouble du contrôle des impulsions, le trouble lié au jeu (communément appelé jeu pathologique, jeu d’argent pathologique, trouble lié au jeu d’argent, jeu compulsif ou gambling) est maintenant compris et conçu comme un trouble addictif.

Le jeu pathologique est défini comme une pratique inadaptée, persistante et répétée du jeu, causant une détresse cliniquement significative chez la personne qui la présente. L’on retrouve communément chez les joueurs pathologiques, une tendance au mensonge afin de cacher le problème à leur entourage. L’on retrouve aussi chez certains joueurs une tendance à emprunter de l’argent, à en voler, à miser toujours plus, à être préoccupé par le jeu et à ne pas vouloir arrêter de jouer. Lorsqu’il tente de réduire ou d’arrêter sa pratique excessive du jeu, le joueur présente des « symptômes psychologiques de sevrage » comparables à ceux vécus par les personnes qui ont des problèmes avec l’alcool ou les drogues, il devient alors irritable, impatient, agité ou tendu. Souvent certains joueurs vont présenter des distorsions au niveau de leur façon de penser mentionnant qu’ils retournent jouer pour « se refaire » i.e. pour essayer de récupérer l’argent qu’ils ont perdu. Ils se disent peut-être qu’ils arriveront à gagner un gros montant et qu’ils arrêteront de jouer. Somme toute, jouer devient plus important que tout le reste. Toute la vie du joueur tourne autour de sa pratique du jeu et tous les aspects de sa vie en sont graduellement affectés.

Cette condition chronique, progressive, et potentiellement fatale affecte la personne qui en souffre physiquement, professionnellement, légalement, émotivement, financièrement et spirituellement. Elle affecte aussi l’entourage de la personne qui la présente.

Au Québec, l’on recense environ 1% de personnes présentant un trouble au niveau du jeu pathologique. La prévalence du jeu chez les adolescents est deux à quatre fois plus importante que celle des adultes surtout avec l’accessibilité au jeu via le web.

Selon le Centre de toxicomanie et de santé mentale, le jeu pathologique, comme toute conduite addictive, naît de l’interaction entre des facteurs de risque et de vulnérabilité liés à l’individu, au contexte socio-environnemental et à l’objet addictif. Selon les études scientifiques, le sexe masculin et la précocité de l’initiation aux comportements liés aux jeux de hasard et d’argent sont des facteurs de risque importants. Dans l’histoire familiale du joueur pathologique, on trouve fréquemment un parent ayant un problème avec le jeu ou qui est absent, négligent ou abusif. Les personnes avec des problèmes de jeu ont, en général, de moins bonnes habiletés d’adaptation et de résolution de problèmes. Ils trouvent dans la stimulation du jeu un refuge où fuir leurs problèmes immédiats et, souvent, atténuer des souffrances psychiques plus profondes. Ils croient la plupart du temps qu’ils sont capables d’influencer, de prédire ou de contrôler l’issue du jeu. D’autres facteurs influencent aussi les problématiques de jeu, citons : La facilité d’accès au jeu, étatisé ou non (dont les loteries vidéo et les machines à sous, l’internet, etc.); la quête de sens et de bonheur à travers l’argent; et la recherche d’un milieu de vie où le prestige, le sentiment d’appartenance et de soutien du groupe sont importants.

Les comorbidités psychiatriques (existence d’un autre trouble conjointement) sont fréquemment associées au jeu pathologique. Le jeu pathologique peut précéder les comorbidités ou en être une conséquence. Le plus souvent, les deux coexistent et il est difficile d’établir une chronologie exacte. Parmi les comorbidités, citons la dépression et la bipolarité et les antécédents de troubles anxieux. D’autre part, les troubles liés à la consommation de substances psychoactives sont les comorbidités les plus souvent associées au jeu pathologique. Enfin, le trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité, peu documenté chez les joueurs, est une comorbidité fréquente, associée à des caractéristiques cliniques qui assombrissent le pronostic. Dans tous les cas, le risque suicidaire doit toujours être évalué tant le joueur peut se sentir acculé par les conséquences de sa conduite (le suicide étant présent dans environ 17% des cas).

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