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L’alcoolisme

L’alcool est la substance psychoactive la plus consommée au monde, elle est prééminente dans nos cultures, et son usage a été étroitement lié à l’histoire de la société. L’alcool tout comme les tranquillisants, somnifères et analgésiques, appartient à la catégorie des dépresseurs du système nerveux central.

L’éthanol (substance psychoactive contenue dans l’alcool) est transmis par le sang directement du système digestif au cerveau. La consommation d’alcool produit un ralentissement général du fonctionnement du système nerveux central, causant un état d’euphorie, de calme, de relaxation, de somnolence, de diminution de la motricité et de ralentissement de la fréquence respiratoire. À très forte dose, l’alcool peut même provoquer le coma.

Les fonctions cognitives et la capacité de jugement sont également affectées par ce ralentissement du système nerveux central ce qui peut expliquer les risques indirects associés à la consommation d’alcool, soit les accidents de la route, les traumas, les chutes et les blessures. Consommé chroniquement et de façon abusive, l’alcool a un impact direct sur la santé physique du consommateur et le met à risque de développer, entre autres, des troubles hépatiques tels que la cirrhose du foie.

En Amérique du Nord, la prévalence à vie dans la population des troubles liés à l’alcool est de 13.6% (Regier et al., 1990). Les évaluations nationales canadiennes avancent environ les mêmes données (Rush et al., 2008). Environ une personne hospitalisée sur sept, présente de près ou de loin des problèmes de santé reliés à des consommations d’alcool. Ainsi, chacun est susceptible d’avoir dans son entourage un « malade de l’alcool ».

Consommer de l’alcool ne constitue pas un problème en soi.  Boire de l’alcool est un acte banal aux yeux de la société. N’étant en soi ni une anomalie ni un symptôme de maladie, l’acte de boire de l’alcool de manière répétée conduira certains, minoritaires, à présenter des problèmes, des difficultés, et des souffrances.

Pour ne pas tout appeler alcoolisme, il est essentiel de ne pas confondre consommation d’alcool et addiction, ni de tout rattacher à une hypothétique maladie. Selon le Centre de toxicomanie et de santé mentale, la consommation d’alcool peut se situer sur un continuum allant de la consommation à faible risque aux troubles liés à l’utilisation d’alcool, soit l’abus ou la dépendance, et le cheminement d’une personne peut évoluer dans l’une ou l’autre direction. Il convient donc devant une alcoolisation, de faire la part entre l’usage et le mésusage, les risque et les dommages, les inconvénients et les bénéfices. De ce fait, les directives du Centre Canadien de lutte contre les toxicomanies recommandent, lorsque ceci s’applique, de ne pas boire plus de 2 verres standard par jour pour les femmes et 3 verres pour les hommes, et un maximum de 10 verres standard par semaine pour une femme et 15 pour les hommes. Une consommation standard au Canada correspond à 13,45 g ou 17,05 ml d’éthanol, soit « une bouteille de 341 ml (environ 12 oz) de bière, de cidre ou de cooler à 5 %, à un verre de 142 ml (environ 5 oz) de vin à 12 % ou à une dose de 43 ml (environ 1,5 oz) de spiritueux à 40 %.

L’alcoolisme comme toute conduite addictive, naît de l’interaction entre des facteurs de risque et de vulnérabilité liés à l’individu, au contexte socio-environnemental et à l’objet addictif. L’usage prolongé d’alcool laisse place à un phénomène de tolérance et de dépendance, qui incite le consommateur à augmenter les doses consommées pour continuer d’en ressentir les effets, mais aussi pour éviter les symptômes de retrait ou de manque. S’il interrompt sa consommation, il se retrouve en sevrage: un état d’agitation, d’insomnie, de dysphorie et d’anxiété, qui peut s’accompagner, plus rarement, chez certains consommateurs de crises convulsives. Il faut savoir ici que le sevrage alcoolique est un des plus dangereux pour la santé. Chez les consommateurs chroniques d’alcool, le sevrage peut évoluer vers un delirium tremens, lequel peut être létal. Le delirium tremens se caractérise par une perturbation des perceptions sensorielles (illusions ou hallucinations), des tremblements, de l’agitation, un manque de vigilance, de l’hyperactivité végétative, ainsi qu’un délirium, définit comme un manque d’attention extrême et une inconscience de l’environnement. Même après avoir arrêté de consommer, la personne peut présenter un besoin irrépressible d’avoir recours à l’alcool qui peut devenir de plus en plus puissant (craving ou appétence).

Selon Acier (2016), « le diagnostic de l’alcoolisme couvre principalement cinq dimensions et permet de situer le malade de l’alcool sur un continuum de sévérité : la perte de liberté, la présence de conséquences négatives, l’existence d’une tolérance, d’un sevrage physique ou psychologique et d’une appétence (i.e. craving) ».

La consommation chronique d’alcool a également des effets cognitifs et psychiatriques notables. En effet, nous notons plusieurs troubles psychiatriques induits par l’alcool, tels que les troubles de l’humeur, les troubles anxieux et les troubles psychotiques. Par ailleurs, on note une prévalence élevée de troubles affectifs, anxieux et psychotiques comorbides chez les personnes présentant des troubles reliés à l’utilisation de l’alcool. Sur le plan cognitif, on note chez les consommateurs chroniques d’alcool, entre autres des déficits au niveau des fonctions exécutives, des capacités attentionnelles, de la mémoire verbale, de la mémoire visuelle, de la mémoire de travail et des habiletés visuospatiales.

L’alcool est une substance neurotoxique pouvant provoquer une augmentation du taux de mort neuronale dans plusieurs régions du cerveau, incluant le cortex préfrontal, le thalamus, l’hippocampe et le cervelet. Le fonctionnement de l’hippocampe, une structure cérébrale impliquée au niveau de la mémoire, est particulièrement perturbé par la consommation d’alcool, ce qui explique les phénomènes d’amnésie (blackout) bien connus lors de l’intoxication à l’alcool. Notons enfin que l’alcool peut engendrer des effets cognitifs irréversibles, comme on peut l’observer dans le syndrome de Korsakoff, lequel se caractérise par des troubles de la mémoire, du jugement, du comportement et de l’humeur.

L’American Society of Addiction Medicine (ASAM) et la Canadian Society of Addiction Medicine (CSAM), considèrent l’alcoolisme tout comme la toxicomanie comme des maladies primaires, chroniques et potentiellement fatales comportant des facteurs génétiques, psychosociaux et environnementaux. Cette maladie affecte les circuits cérébraux de la récompense, de la mémoire et de la motivation. Les manifestations cliniques sont biologiques, psychiatriques, psychosociales et spirituelles.

Selon les études, 40 à 60 % des patients traités pour des troubles liés à la consommation d’alcool retournent à une consommation active de substances durant l’année qui suit la fin du traitement et environ 40% réintègrent le traitement durant les six premiers mois (Moore et al., 2014).

L’alcoolisme affecte la personne dans toutes les sphères de sa vie tant au niveau professionnel, familial, légal, social, physique et psychologique.  Avant le début de chaque traitement, l’équipe de la Clinique Nouveau Départ procède avec soin à une évaluation du profil de consommation de l’individu, du risque de sevrage qu’il présente, des diverses conditions co-occurrentes aux niveaux physique, émotionnel et comportemental, ainsi que des facteurs pouvant favoriser ou entraver la réhabilitation. Les niveaux de soins sont adaptés aux conditions du patient. Par son approche médicale, la Clinique Nouveau Départ peut en plus de la psychothérapie parfois faire appel à la pharmacothérapie pour le traitement des personnes souffrant de dépendance, aussi bien au niveau du sevrage aigu que durant la période post-sevrage (sevrage prolongé ou phase de maintien).

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